Le jour où je suis sortie de chez Ikea avec un ticket à 7 euros 50.

Chaque semaine, je vous propose une sorte de newsletter inspirante. Le concept? Je vous raconte un passage de ma semaine qui m’a marqué afin de vous expliquer concrètement une notion de développement personnel. 

Nous vivons dans une société de surconsommation, ce n’est pas une révélation pour vous j’imagine.

Récemment, j’ai appris qu’un quart de la population mondiale utilisait les trois quarts des ressources mondiales. Lorsque l’on s’en rend compte, on remet pas mal de choses en questions.

Mais non, ce n’est pas cela qui m’a fait prendre la décision de me tourner vers le minimalisme, d’ailleurs je ne connaissais pas cette expression il y a peu.

En 2016, nous sommes partis en voyage pendant 4 mois, mon compagnon et moi, avec un sac cabine pour seuls bagages. Un sac minuscule, rempli de quelques vêtements seulement. Au départ, cela a été compliqué pour moi : « Comment je vais faire pour m’habiller ? Je ne serais pas présentable. « Et puis, les jours passaient et cette petite voix arrêter de prendre de la place.

Je me suis rendue compte que vivre avec quelques vêtements seulement, c’était cela aussi la vraie vie, pas besoin de plus. En fait, je pouvais être heureuse ainsi, je pouvais même me trouver belle ainsi. Bien souvent, je ne me maquillais pas non plus. Quand on en a marre de ressembler à un panda à chaque plongeon dans l’eau, cela devient presque une évidence. Je faisais la même chose, avec moins. Je pouvais aller au restaurant, sortir danser, vivre, aimer avec moins.

Voilà une des choses que le voyage m’a appris : la compulsion ne te rendra jamais heureuse. En rentrant chez moi, devant toutes « ses choses à moi », j’ai senti qu’il y avait un problème. Pourquoi est ce que j’ai tout cela? Qu’est ce que je tente de combler? Pourquoi il m’est si difficile de faire du tri?

Consommer toujours plus, comme si l’on avait un vide à combler, nous rend heureux sur le moment mais c’est un bonheur dérisoire à côté de la vraie vie, celles des expériences vraies !

L’être humain est fait pour se lasser de ce qu’il a. Autant dire que les grands groupes surfent sur cette vague: les soldes, les black Friday, tout est bon pour dépenser, se lasser, jeter, redépenser. Mais cette façon de vivre est relativement nouvelle : mes grands parents ne changeaient pas de vêtements ni de meubles tous les trois mois. Maintenant, tout se casse et se rachète.

C’est souvent pratique, car ainsi on peut facilement suivre ses envies, tester de nouvelles choses. Mais derrière cela, ce que l’on prend pour un confort de vie est en fait en train de nous faire perdre notre essence…Car dans ses possessions, je place mon identité: j’ai l’impression ainsi d’être quelqu’un qui « vaut » quelque chose. Plus je passe de temps dans l’avoir, plus j’en oublie d’être réellement qui je suis.

Alors voilà, après avoir visionné le documentaire Minimalist qui m’a fait comprendre que j’étais sur ce chemin depuis des mois et a engrangé de nouvelles prises de conscience, je suis allée à Ikea cette semaine pour acheter une table de chevet.

Face aux jolies pièces exposées, mon amour de la décoration et moi, on s’est dit qu’il nous fallait surement ce joli oreiller, cet ensemble de trois ustensiles de cuisine à 4 euros parce que c’est vraiment peu cher, et pourquoi pas cette sauteuse aussi, ce plaid, cette bougie ? Et si on refaisait la cuisine ? Et si on repeignait la salle de bain ?

Oui… Je suis tombée un instant dans le piège du leader suédois. A travers les allées lumineuses, on nous invite à imaginer comme notre foyer serait magnifié par ces motifs scandinaves ou ces étagères aux noms compliqués.

Mais c’était sans compter sur ma nouvelle conscience minimaliste (et mon chéri): « Nous n’avons pas besoin de tout cela. » Ah oui… C’est vrai. Est ce que j’achète cela car ça m’est utile ? Est ce que mon coup de coeur ne se dissipera pas avec le temps ? Est ce que cela donne une valeur ajoutée à mon foyer?

Cela devient assez simple en fait de se dire: je n’en ai pas besoin. Mes meubles et mes tiroirs sont déjà pleins, mon canapé rempli de coussins. J’ai 10 paires de draps, des dizaines de serviettes de bains…  Oui, j’en ai assez avec tout cela.

Au final, je suis repartie sans table de chevet, car on s’est rappelé que l’on avait quelque chose qui ferait l’affaire dans le garage si on le retapait un peu… Et puis on a fini par racheter les deux verres qu’on avait cassé et deux bricoles qui nous manquaient pour la cuisine. Juste parce que c’était utile.

Clarifier ce que l’on possède pour clarifier notre esprit.

Le minimalisme est un moyen de faire du tri dans ce que l’on possède. Si vous testez ce principe, vous verrez que le bénéfice est réel et rapide. Moins de stress, moins de frustration et plus de temps (et d’argent) pour la vraie vie.

J’ai longtemps pensé que c’était assez radical: rendre son chez soi très brut sans décoration, sans meubles ou presque. Mais ce n’est pas le cas. On a le droit à ses bibelots, à sa collection de livres ou de timbres si cela nous rend heureux. On peut simplement :

  • vider certains placards de toutes ses choses que l’on stocke sans ne jamais toucher. De vieux papiers, des bricoles.
  • donner les vêtements qu’on ne met plus d’une saison à l’autre, les livres qu’on ne relira pas et auxquels on ne tient pas spécialement…
  • se poser la question avant d’acheter: est ce que c’est utile ou suis en train d’acheter compulsivement parce que c’est en solde/à la mode etc?
  • trier ce qui traîne dans certaines boites ou tiroirs que l’on ouvre peu souvent. Trier ce que l’on trouve sur certaines étagères.

Il est parfois difficile de se détacher de ses possessions. Aujourd’hui, je m’y sens moins attachée mais c’était difficile au départ. Cela est venu naturellement au fil du temps.

Aussi, pour commencer, vous pouvez vous dire que la vie évolue, qu’elle est faite de différentes périodes, qui ne sont pas plus tristes ou heureuses que d’autres, simplement les choses bougent et ainsi, nos placards, nos possessions doivent bouger aussi et ne pas s’entasser les unes après les autres. Car cela nous rend plus nostalgique qu’heureux.

Et enfin, nous pouvons nous rendre compte que nous ne sommes pas né pour avoir toujours mieux ou plus. Au final, ce ne sont que des choses matérielles, nous ne mourrons pas avec cela, mais avec nos souvenirs.

 

 

3 réflexions sur “Le jour où je suis sortie de chez Ikea avec un ticket à 7 euros 50.

  1. Isa dit :

    Tu imagines bien à quel point ton joli article résonne en moi 🌟 J’ai bien envie de voir ce documentaire ! De mon côté c’est la lecture de l’art d’aller à l’essentiel qui a fini par me faire passer à l’acte. Tout semble ensuite bien plus léger…

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  2. lpalloure dit :

    Un article très inspirant qui donne envie de baisser notre consommation beaucoup trop excessive! Dailleurs mon futur voyage du mois doctobre je vais me suffit d’un sac cabine pour 10jours hors de question de payer un supplément de 50e juste pour deux pulls de plus! 🙂

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